La Sauta Roc : un évènement trail dans l’Hérault

La Sauta ROC est une course pédestre qui a lieu chaque année en France dans le département d’Hérault. Elle réunit plusieurs passionnés de sport. Comment se déroule cet évènement ? Quelles en sont les règles ? Comment s’y inscrire ? Qui peut y participer ? Si vous vous posez autant de questions, alors cet article devrait vous intéresser. Nous vous faisons le point sur la Sauta Roc.

Un événement trail

Le trail est une adaptation francophone du mot anglais « trail running ». On appelle un trail, une course nature ou une course en sentier. C’est un sport, plus précisément une course à pied qui a lieu sur une longue distance et dans un milieu naturel. Il peut s’agir de chemin de terre, de sentiers de randonnée en montagne, en forêt ou en plaine.

Ce type de sport a un succès croissant en Amérique du Nord, en Europe et au Japon. C’est une discipline sportive complète, qui n’a été codifiée que dans les années 1995. Cependant, ce genre de compétitions existe depuis des décennies. C’est une variante de la course à pied après le jogging et le marathon.

Une course à Saint-Guilhem-le désert

L’évènement se déroule à Hérault plus précisément dans la commune de Saint-Guilhem-le-Désert, qui est comptée dans le classement des plus beaux villages de France. En vertu de son emblématique paysage rocheux, ses habitants sont appelés les Sauta Rocs, mot occitan qui signifie Saute Rochers. Par ailleurs, la course porte le même nom que le village où elle débute. Depuis plus de deux décennies, les experts de course nature s’y donnent rendez-vous en février pour la « Sauta Roc ». En effet, le départ de la course est donné dans le village médiéval. Avec ses 26 kilomètres d’itinéraire et 1100 mètres de dénivelé, c’est un circuit qui comprend un des meilleurs sites touristiques de France avec des paysages magnifiques. 

Les règles de la F.A.F

Il existe différents types d’évènements trails : le trail découverte, l’ultra-trail, le trail… La Sauta Roc quant à elle, est une course nature.

D’après la F.A.F, est considérée comme une course nature, une course pédestre avec un classement ou/et une prise de pause qui se déroule dans un environnement naturel. Le parcours doit être formé de sentiers dont la distance totale est inférieure à 21 kilomètres et dont la totalité de surfaces goudronnées ne surpasse pas 25 % du circuit complet du parcours. Les ravitaillements prévus par l’organisateur ne sont pas obligatoires, mais recommandés. D’ailleurs, les participants ont la possibilité d’en emporter. Les moyens de sécurité prévus doivent répondre aux normes ministérielles en vigueur. Les textes réglementaires ont laissé à l’organisateur, la liberté de fixer le dénivelé. 

Les conditions de participation aux évènements trail ont été définies par la F.A.F. D’après le guide d’organisation du Trail, tous les coureurs doivent signer leur fiche d’inscription. La participation à la course se fait sous la responsabilité du participant qui renonce à tout recours contre les organisateurs qu’importe le dommage occasionné ou subi. C’est une renonciation expresse des concurrents à faire valoir des droits. Ils renonceront également à enclencher des poursuites contre les organisateurs, si un incident résulte de leur participation à la manifestation. 

Des informations en lien avec les fichiers informatiques sont diffusées par l’organisateur, qui devra prévoir une mention pour la diffusion des données liées aux droits d’image. Les concurrents doivent souscrire individuellement à une assurance accident. On n’autorise pas les accompagnateurs en VTT sur le circuit du parcours et les traileurs doivent respecter scrupuleusement la nature. En cas de manquement à l’environnement, le coupable sera banni de la course. En cas d’abandon, le participant doit informer le poste de contrôle le plus près et rendre son dossard au responsable dudit poste. Entre concurrents règne une atmosphère de bienveillance et d’entraide mutuelle en cas de danger. Le nombre limite d’athlètes est défini par la capacité que peuvent gérer les organisateurs. 

Les conditions de participation à la Sauta Roc

La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) est chargée de l’organisation des évènements trail. Cependant, dans ces textes, elle a prévu que des organisations et associations prennent en charge l’initiative et le déroulement de la course. Ainsi, la Sauta Roc est organisé par « Temps Course Organisation Association ». La course admet un nombre limité de participants, généralement 500 au maximum. Une fiche d’attente est établie dès l’inscription des cinq cents premiers coureurs. Il n’est admis aucune souscription le jour même de la course. 

En 2020, le départ fut prévu pour 9 h 30 sur la place de Saint-Guilhem-le-Désert et l’arrivée au même emplacement. Dès 8 h, sur présentation de la pièce d’identité, des dossards étaient remis aux participants. Que vous déteniez ou pas une licence, vous pouviez vous inscrire si vous êtes un fanatique de sport. Il suffit de présenter un chèque et obligatoirement un certificat médical ou une licence F.F.A ou UFOLEP. Le chèque est le justificatif de l’inscription qui coûte approximativement 25 euros dont 24 euros obligatoires et 1 euro facultatif qui seront versés à France Choroïdérémie. Vous pouvez vous inscrire via internet sur le site officiel de la course. 

Le certificat quant à lui prouve votre aptitude à participer à ce type de compétition et doit dater de moins d’un an. L’organisation la conservera et ne sera pas mise en cause en cas de falsifications et fausses déclarations. 

Il y a aussi une éthique que tout sportif doit suivre. En temps de course, les participants sont tenus de porter assistance à toute personne en danger en attendant la venue des secouristes. De même, ils sont tenus d’être respectueux envers l’environnement, la nature, le Code de la route, les terrains, la forêt et leurs adversaires. Il est interdit de sortir du domaine balisé et les manquements sont sanctionnés d’une disqualification. Les postes de contrôle sont équipés de sacs poubelles, afin d’éviter que les coureurs ne jettent des gels, des bouteilles de gaz et autres sur la route.

Les coureurs doivent se munir d’une gourde d’eau d’une contenance de 750 ml au minimum, de barres énergétiques, de gels ou de boissons énergisantes. Les bâtons sont autorisés pour ceux qui veulent faire de la marche nordique. Les animaux ne peuvent ni participer, ni même accompagner leur maître. 

Tout au long du parcours, ainsi qu’à l’arrivée, des points de ravitaillements sont prévus. Le parking de Saint Guilhem ayant un nombre de places limité, le covoiturage est vivement souhaité. Chaque participant reçoit un lot à l’arrivée, mais seuls les 5 premiers des catégories féminine et masculine seront appelés et récompensés. 

Pour des raisons de sécurité, les organisateurs peuvent modifier le parcours de la course. D’ailleurs, en février 2021, la course n’eut pas lieu en raison de la crise sanitaire du Covid-19.

Une technique différente

La quasi-totalité des évènements trail comporte un dénivelé important, composé de descentes et de montées. Ces courses requièrent donc une technique différente de la course sur un terrain plat. Lorsqu’on monte, l’effort musculaire fourni est réalisé grâce à des contractions concentriques et fait donc appel à un puissant usage des muscles du quadriceps.

La foulée est brève et la poussée et la pose du pied s’effectuent principalement sur l’avant. Lorsque la pente est faible, on monte en courant et cela demande un effort cardiaque important. Les montées raides sont réalisées avec une technique de marche dite active. Elle consiste à s’aider en poussant sur ses cuisses avec ses mains. D’autres utilisent la technique de marche nordique qui consiste à utiliser des bâtons. Dans les montées raides, le coureur agrippe ses mains aux rochers ou au sol pour s’aider dans son ascension et maintenir l’équilibre. C’est une technique de base de l’escalade. 

Lorsqu’on descend les pentes, le travail des muscles est excentrique. Lorsque la pente est faible, allonger la foulée permet de gagner en vitesse. Par contre, lorsque la pente est importante, il faut ralentir la foulée, afin de réduire le rythme de la course et limiter son impact sur les articulations et les muscles. Sans quoi, le risque de chute est grand, ce qui peut entraîner des blessures et des douleurs. Lorsqu’un participant court en pleine descente raide, il lui faut avoir un moral d’acier pour dépasser la peur de tomber ou de se blesser. Les sentiers très accidentés sont qualifiés de « techniques ». La foulée dynamique lorsqu’elle est courte avec une courte pose de pieds permet de limiter les risques de chute. Le danger est d’autant plus accru si le sol n’est pas stable ou si le pied est mal positionné.

L’alimentation adéquate

Durant la course, le coureur gère son hydratation et ses apports énergétiques afin d’avoir une bonne condition physique et limiter les risques de chutes et de blessures. Ces apports sont aussi bien importants durant les jours avant la course que le jour J. L’alimentation idéale est constituée d’aliments et de boissons solides. 

Pendant la course, on limite la déshydratation causée par la transpiration en buvant une boisson énergétique et de l’eau. Les boissons dites sportives permettent l’absorption des nutriments et de l’eau. 7 heures après la course, il faut apporter du sodium à l’organisme, afin d’éviter l’hyponatrémie (trouble causé par une faible concentration de sodium dans le plasma du sang). Grâce aux compléments énergétiques, on compense l’épuisement de la réserve de glycogène contenue dans le sang. Cela est possible grâce aux boissons ou à des aliments sucrés. 

La gestion de l’alimentation et de l’hydratation est un aspect important de la course. L’équipement, la qualité et la quantité des aliments et boissons nécessaires doivent être minutieux.

La fatigue du coureur

Durant le trail, la fatigue est l’élément principal qui limite les performances du participant. Elle est aussi le facteur qui détermine les blessures et les chutes. Il y a plusieurs différentes causes à la fatigue : le manque de repos, la fatigue musculaire, la fatigue du système nerveux qui rend particulièrement irritable. 

La fatigue du corps est la conséquence du prolongement d’exercices physiques et se manifeste par des crampes, des courbatures, la somnolence et une perte de poids. Un défaut ou un excès d’entraînement peuvent être à l’origine de cette fatigue. Des chaussures non adaptées au coureur peuvent également causer cette fatigue. Il en est de même pour une mauvaise alimentation.  

Pour limiter les atteintes musculaires, il faut une foulée de course mesurée. Des études scientifiques démontrent que la fatigue des jambes est due à une fatigue du système nerveux et pas à un affaiblissement de la force musculaire. Il semblerait que les femmes soient plus résistantes à ce type de fatigue. On n’a pas encore dénoté un cas de fatigue cardiaque durant un trail.

Cette compétition qui dure plusieurs dizaines d’heures engendre une privation de repos qui réduit les performances cognitives et physiques. Pour y faire face, les participants dorment plus les jours qui précèdent la course. Durant le parcours, certains font de petites siestes au bord du chemin ou dans des espaces aménagés à cet effet.

Les conditions environnementales

Les conditions météorologiques peuvent être contraignantes et limiter les participants. En ces périodes d’instabilité climatique, due au réchauffement, le coureur doit être paré à toute éventualité. Il doit se protéger contre la chaleur, le froid, la sécheresse, l’humidité, le vent, la pluie… Les conditions extérieures peuvent limiter la perception du terrain.  

L’équipement des coureurs

Suite à l’évolution de la discipline, le marché des équipements destinés au Trail s’est développé. 

Les chaussures de Trail sont conçues d’une manière spéciale. Leurs semelles extérieures comportent des crampons souples et agressifs pour permettre une bonne accroche et adhérence sur une diversité de terrains humides et secs (terrain boueux, neigeux, rocheux…). Contrairement aux chaussures de randonnée, celles de trail sont souples, légères et aérées.

La réserve d’eau individuelle est indispensable. Dans une gourde, il faut mettre de l’eau ou des produits énergétiques. Le trail est un sport qui se pratique de jour ou de nuit. Pour s’éclairer convenablement, les traileurs doivent être équipés de puissantes lumières. Elles leur permettent d’éviter les obstacles et de voir clair sur le chemin. C’est à l’organisateur de mettre le ravitaillement en place. 

En résumé, la Sauta Roc est un événement trail qui répond aux réglementations en vigueur dans le domaine. Si vous êtes un fanatique de la course nature, ne ratez pas le prochain rendez-vous.

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